Actualités
Van Gogh à Saint-Rémy-de-Provence
August 06, 2025
On ne peut pas peindre et parler de santé mentale sans penser à Vincent Van Gogh. J'ai eu le privilège de visiter #SaintRemydeProvence cette année, ainsi que les installations qui ont accueilli le peintre durant sa maladie. C'est une expérience à la fois humble et profondément relatable.
Si je peux vous laisser une pensée sur la capacité à performer tout en se rétablissant, souvenez-vous que c'est ici qu'il a peint la Nuit étoilée, probablement son œuvre la plus remarquable, que vous pouvez admirer au #MOMA, le #MuseumOfModernArt à New York.
Si vous êtes un leader et que vous connaissez quelqu'un qui traverse des difficultés, soyez attentif et bienveillant. Lutter n'est pas synonyme de faible performance, mais plutôt une démonstration de performance sous une pression indue. Si vous prenez la peine d'agir, vous pourriez permettre à un talent incroyable de s'épanouir. Ce n'est ni une figure de style ni une métaphore. Il y a en chacun de nous quelque chose qui ne demande qu'à briller. Parfois, cela reste enfoui sous les cicatrices et le manque d'estime de soi.
L'autre question que je me pose souvent est de savoir comment un leader qui souffre peut continuer à diriger efficacement, ou même reprendre ses responsabilités après un congé. Cela me concerne directement, car j'ai un emploi qui exige de diriger dans une organisation de très haute performance. Les gens me verront-ils différemment ? Me feront-ils confiance ? Me suivront-ils ? Me ferai-je confiance à moi-même ? À mon jugement ? À mes décisions ?
Et plus j'y ai réfléchi, plus je me suis convaincu qu'être ouvert sur mon état et mes difficultés aiderait au moins les gens à mieux suivre mon raisonnement que si j'étais fermé. D'après mon expérience, cela a amené plus de personnes à s'ouvrir sur leurs propres défis, ainsi qu'une grande reconnaissance pour mon honnêteté. À ce moment-là, je me suis senti beaucoup moins seul. Tant de personnes autour de moi vivent une forme de lutte et n'osent jamais en parler. C'était stupéfiant. Je pensais être un vilain petit canard... il s'avère que c'est à ça que ressemblent les canards !
Aussi, au fond, pour être honnête, je me suis dit que c'est qui je suis, et je ne vais pas faire semblant pour un emploi, aussi merveilleux soit-il. C'est comme l'art : c'est ce que c'est. Si l'on peint trop pour le cerveau, on perd le cœur.